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La Bete Du Gevaudan |
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La Bête du Gévaudan est un animal légendaire, responsable
d'une centaine d'attaques mortelles dans le Gévaudan au XVIIIe siècle. Outre le fait que la Bête ait fait un nombre considérable de
victimes, de nombreux détails la concernant sont curieux : - Sa relative invulnérabilité : le manque d'efficacité des armes a fait supposer qu'elle a pu porter parfois une cuirasse, par exemple faite en peaux de sanglier. - Son rapidité : la bête est aperçue dans un très faible intervalle de temps en des lieux distants de plusieurs kilomètres les uns des autres. Ces distances, bien qu'extrêmes dans certains cas, restent cependant envisageables pour un seul animal. - Sa familiarité, son audace : elle ne semble pas craindre l'homme. Au moins vingt-deux fois, des victimes ont été attaquées en plein village et presque toutes les attaques ont eu lieu de jour. - Son agressivité : la bête ne semble pas attaquer uniquement sous l'impulsion de la faim et fait preuve d'un grand acharnement. - Son agilité : exceptionnelle aux yeux des témoins. - La mise en scène humaine dans certains meurtres. Puis devant l'ampleur de l'affaire, les autorités se décidèrent à faire appel à divers chasseurs afin d'organiser des battues auxquelles participa de plus en plus de monde. Louvetiers et porte arquebuse du roi se succédèrent alors pour la Bête. Les résultats furent décevants. Il faudra attendre le 20 septembre 1765 pour qu'un grand loup soit abattu par le porte arquebuse du roi, François Antoine. La Bête, ou du moins ce qui en tenait lieu puisque l'animal
tué était bien un loup, fut naturalisée et envoyée à Versailles puis déposée
au Cabinet du Roi, futur Muséum national d'histoire naturelle. Pour le roi
Louis XV et la Cour, l'affaire était close... Le pays du Gévaudan allait devoir vivre presque encore deux ans avec sa Bête, celle-ci ne faisant cependant que six morts en 1766 et dix-huit durant les six premiers mois de 1767 malgré les continuelles battues (celles de 1765 comptèrent jusqu'à trente mille personnes, paysans pour la plupart). Enfin, le 19 juin 1767, au cours d'une chasse dans les bois de la Ténazeyre, au lieu-dit la Sogne d'Auvers, c'est Jean Chastel, un homme du hameau de la Besseyre-Saint-Mary, qui abat un animal ressemblant à un loup d'une taille très importante. Il c'est avéré que les agressions cessèrent à compter de cette date. |